Au moins 1 000 détenus dorment à terre sur des matelas dans les prisons surpeuplées

    Un surveillant observe les détenus dans leur cellule de la
    prison de Saint-Paul à Lyon.
    Les prisons débordent. Les détenus s'agitent. Les surveillants
    manifestent leur exaspération dans plusieurs régions. Les
    instances internationales s'inquiètent de la situation française.
    Au 1er mai, l'administration recensait 63 645 personnes
    incarcérées, pour 50 631 places.


Dans les faits, le nombre de détenus en surnombre approche 14 000. Le syndicat de surveillants UFAP (Union fédérale
autonome pénitentiaire) a entrepris de recenser les matelas placés à terre dans des cellules déjà suroccupées par des
lits superposés. Le décompte n'est pas terminé. Mais il montre déjà que plus de 1 000 prisonniers dorment par terre.
L'administration refuse de commenter ce point.

    La maison d'arrêt de Meaux (Seine-et-Marne) connaît un taux
    d'occupation de 165 % trois ans après son ouverture, selon
    les syndicats. Dans cette prison moderne, où les douches et
    les WC sont placés dans les cellules et séparés,
    l'administration a dû ajouter 110 matelas. Près d'un détenu
    sur huit dort par terre. Les syndicats CGT, FO et UFAP
    organisent un mouvement de protestation jeudi 22 mai. Trois
    agents ont été brûlés après qu'un détenu a mis le feu à sa
    cellule.

Le 16 mai, les surveillants de Bordeaux-Gradignan (Gironde) manifestaient contre l'insécurité en dénonçant un taux
d'occupation de 200 %. Une semaine plus tôt, plusieurs détenus de la prison de Saint-Quentin Fallavier (Isère) avaient
refusé de réintégrer leur cellule, pour protester contre le nouveau système de cantine, confié à une entreprise privée. Le
secrétaire général adjoint de l'UFAP, Stéphane Barraut, dénonce "un cocktail explosif" dans les prisons. L'administration
pénitentiaire tempère, en soulignant qu'il n'y a pas d'augmentation du nombre d'incidents depuis le début de l'année. Les
travailleurs sociaux de l'administration pénitentiaire ont, enfin, lancé un mouvement de protestation, contre une réforme
statutaire.

Avec 63 645 détenus, la population carcérale frôle, à quelques unités près, le record du 1er juillet 2004. La loi d'amnistie
avait alors fait retomber le chiffre à 58 000 le mois suivant. La situation est différente aujourd'hui. L'absence d'amnistie en
juillet 2007, puis l'instauration des peines planchers pour les récidivistes, en août, ont fait monter le nombre de détenus
de 3 000 en un an. Secrétaire général de FO direction pénitentiaire, Michel Beuzon constate, en outre, "depuis un an", une
meilleure exécution des condamnations pour les petits délits : "On voit des personnes qu'on ne voyait plus ces dernières
années, qui viennent pour un court séjour." Il s'inquiète aussi du nombre de détenus qui auraient "plus de place dans
des structures psychiatriques. Ils ne supportent pas l'enfermement et sont confrontés à une promiscuité difficile pour tout
le monde".

La ministre de la justice insiste su
r la progression des aménagements de peine et sur les placements sous
bracelet électronique. Au 1er avril, 3 509 personnes effectuaient ainsi leur peine hors de la prison, contre 2 519, un an
plus tôt. Promise, bien que toujours pas inscrite au calendrier parlementaire, la loi pénitentiaire devrait aussi faciliter les
aménagements de peine. La chancellerie souligne que le plan de construction et de rénovation de 13 200 places, décidé
en 2002, suit son cours. En 2012, les prisons devraient compter 63 500 places... soit le nombre de détenus actuel.

Mais l'administration attend 80 000 prisonniers d'ici à 2 017. L'annonce, lundi 19 mai, par Rachida Dati, d'un décret pour
organiser les demandes d'encellulement individuel a été accueilli avec scepticisme. "Certains détenus ne souhaitent
pas être seuls, mais c'est une minorité", constate Stéphane Barraut, de l'UFAP.
La France a été interpellée à l'ONU, le 14 mai, sur l'état de ses prisons, par le Canada, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et
la Suède. Le commissaire européen aux droits de l'homme, Thomas Hammerberg, est en visite en France. Le nom tant
attendu du contrôleur général des lieux privatifs de liberté pourrait être dévoilé à l'occasion de cette visite qui s'achève
vendredi 23 mai.

Alain Salles
Le monde du 22.05.08.
Voilà un record ancien et bien français dont on parle peu. Eh oui ,ce n'est pas tout de faire de la répression à tout va, il
arrive un moment ou cette politique , qui n'a jamais solutionné quoique ce soit, se heurte aux réalitées pratiques de son
application. c'est toujours la même chose, on vote des lois répressives sans en mesurer toutes leurs conséquences. Le
pouvoir se donne bonne conscience, et l'électeur est ravi. Que demander de plus n'est-ce
Des gardiens de prison contre
la surpopulation. Pas de moyens
Nicolas Sarkozy développe dans un entretien des arguments propres à séduire au-delà des clivages droite-gauche. Il
pose ainsi comme principe que les défaillances de l’Etat en matière de système carcéral (et notamment sur la question
de la surpopulation) ne sont plus acceptables

Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons. La justice ne veut
pas se préoccuper des conséquences des peines
qu’elle prononce et de leur exécution.
Au moins 1 000 détenus dorment à terre sur des matelas dans les prisons surpeuplées


Un surveillant observe les détenus dans leur cellule de lprison de Saint-Paul à Lyon.
Les prisons débordent. Les détenus s'agitent. Les surveillants manifestent leur exaspération dans plusieurs régions.
Les instances internationales s'inquiètent de la situation française. Au 1er mai, l'administration recensait 63 645
personnes incarcérées, pour 50 631 places.
Freedom  Justice
Une journée à la Maison d'arrêt de Fresnes
La maison d'arrêt de Nantes
Tu embarque dans un paquebot de solitude
avec un ticket de première classe et  une
valise à quatre nœuds<paquetage>  pour
apprendre la patience, le temps et sa lenteur.
Quand tu passes la porte
Tu n’es plus qu’un numéro et entre dans
un monde de barbares, un égout
carcéral
Le paradis des rats
Les prisons Irakiennes comptent 400 mille
détenus dont 6500 mineurs et 10 mille femme
Les prisons Irakiennes comptent 400 mille détenus dont
6500 mineurs et 10 mille femme
Saher El Yassiri et des prisonniers politiques à « El Khabar »
L’Avocate et représentante de l’union des prisonniers et
détenus Irakiens, Saher El Yassiri, a affirmé qu’il existe 36
prisons et centres de détentions en Irak, en plus de la prison
d’Abou Ghrib, qui compte parmi les plus supportables, en
dépit des grands scandales qui s’y sont passés. Les prisons
Irakiennes comptent 400 mille détenus, dont 6500
adolescents et 10 mille femmes, dont 95% sont violées.

L’Avocate a déclaré qu’en plus des détenus connus, il y a une
autre catégorie de prisonniers appelés les prisonniers
fantômes, qui sont au nombre de 1000, dont on ignore tout.

La représentante de l’Union des prisonniers et détenus
Irakiens a considéré que l’Irak est le pays qui compte le plus
de prisons et centres de détention. Elle a expliqué qu’en plus
des prisons du colonisateur, il y a celles du Gouvernement,
du ministère de l’Intérieur, de la Défense nationale et des
partis politiques.
Elle a expliqué que 95% des femmes détenues restent en
prison pendant longtemps sans qu’elles ne soient présentées
aux tribunaux, puis finissent par être violées
à l'Assemblée Nationale ce mardi 15 septembre. cette
loi, ici en prison, nous vivions sous un régime
totalement arbitraire et discrétionnaire, celui des
règlements intérieurs, des circulaires, des notes de
service, qui faisait, selon le bon vouloir du ministère et
des chefs d'établissements, office de règles
intangibles en détention.

Mais ne nous leurrons pas, cette loi ne nous apportera
pas grand-chose de plus et surtout elle ne suffira pas à
résoudre les plus gros problèmes carcéraux ; les
longues peines, la violence, les suicides, la
surpopulation, la misère, le désespoir, bref toutes ces
souffrances directement liées à l'enfermement. Et puis
nous le savons bien, rien ne vaut une loi pour étouffer,
une bonne fois pour toutes, un scandale !
LIRE LA SUITE
Au nom de la loi... pénitentiaire
Geôles libyennes
63 cm2 pour chaque détenu (Tunisie)